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Bientôt les fêtes…

Bientôt Noël, disait en riant mon voisin angevin quand il pleuvait en juin. S’il y a une période que j’ai en horreur, c’est bien celle des fêtes. Elle met particulièrement l’accent sur la dispersion de la famille de moins en moins  nombreuse d’ailleurs, mais je parviens à trouver du bonheur dans un repas amoureusement préparé poour mon chéri, avec lequel nous échangeons des cadeaux. Je ne demande pas plus à l’existence que ce que j’ai tardivement trouvé :  la sérénité, des conversations intelligentes,un compagnon d’humeur égale et cela, je l’ai toute l’année. Comme dit mon chéri, dans ces conditions c’est Noël tous les jours et franchement, lui comme moi, on l’a bien mérité !

La photo du jour, c’est celle du Caroux vu de la route de St-Chinian à Cessenon. Je revenais de chez ma mère, il faisait moche et, surprise, seul le Caroux était ensoleillé. Pour en apprécier la beauté, il faut le voir de loin. Nous habitons presqu’au pied et il n’a pas du tout le même aspect.

Le Caroux

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Quand, exactement ?

Ma soeur déménage à la fin du printemps et se retrouve avec une grande loggia. Connaissant son amour des plantes, je me dis que plutôt que de lui donner des conseils, autant lui offrir un cadeau de peu de prix : le numéro consacré aux balcons et terrasses d’un célèbre journal de jardinage et de décoration. Mi-août, je passe commande : elle vient en vacances dans ma région, elle pourra potasser pendant l’hiver et sera prête à planter au printemps.

Ah, pas de chance, malgré deux coups de fil – prétexte : mon chèque n’a pas été débité – le journal n’est pas là quand elle arrive, ni quand elle repart deux semaines plus tard, d’ailleurs. Je rappelle pour m’informer d’un délai. Oh là là, me dit la standardiste, mais il vous faut compter compter au moins jusqu’au 15 octobre pour le recevoir !

Voici donc un numéro spécial, qui n’est pas épuisé, mon bon de commande me le certifiait, la standardiste aussi, qui ne peut m’être livré en moins non pas de deux, mais de trois mois ? Nous sommes à la Toussaint, je n’ai toujours rien reçu et je me demande comment travaillent ces gens ? Le journal est peut-être, pour des raisons économiques, imprimé à Hong Kong ? Dire que je l’avais vu dans ma jardinerie…

Pour nous consoler, une petite scène d’été avec des végétaux qui se sont ressemés tout seuls, dans une petite poche de terre le long de l’escalier de mon ancienne maison. Il y a du thym, une plante grasse – probablement de l’orpin – un gazania…un ficoïde. La nature fait admirablement les choses, je n’aurais pas planté autrement.

Petite scène d'été

Un plaisir simple

Celui que m’offre la nature, trop peu souvent hélas, car l’objet est loin –
150 km à vol d’oiseau – et rare. Son apparition dépend en effet de la saison, de
la pression atmosphérique, de la météo. Il s’agit de repérer le Canigou qui
culmine à plus de 2700 m dans les Pyrénées et que nous avons eu la chance de
voir hier, déjà enneigé, ainsi qu’une partie de la chaine des Pyrénées. Voilà,
c’est simple, gratuit, et ça me rend heureuse pour toute la journée.

Démarquez-vous !

Une de mes connaissances rencontre une amie commune, quadragénaire au corps de rêve, et avant même de lui dire bonjour, s’extasie sur sa petite robe jaune à bretelles : ah, tu t’es payée une C* L* ? Stupéfaction de mon amie qui avait trouvé le vêtement dans une boutique, pensé que sa couleur jaune mettrait son bronzage en valeur, tiqué un peu devant le prix mais supposé avec raison qu’elle lui ferait plusieurs étés et finalement l’avait achetée. Une marque ? Elle n’y avait même pas fait attention.
Je dois dire que c’est une chose qui m’exaspère chez pas mal de gens de la blogosphère et ailleurs, le culte de la marque, d’autant qu’on peut toutes ou presque s’offrir quelque chose de griffé, ne serait-ce qu’un rouge à lèvres. Acheter, d’accord, mais quel besoin d’étaler son thé de chez Tartempion, son sac de chez Truc, ses gâteaux de chez Muche… Est-ce que ça rend les gens plus intelligents, plus sensibles, moins égoïstes (augmentez la liste autant que vous voudrez, elle est infinie) ? Je ne comprends pas la démarche qui consiste à en mettre plein la vue avec le dernier resto à la mode ou tout autre achat, du moment qu’il y a de la marque, fut-ce sur un biscuit. Est-ce que cela signifie :
– J’ai les moyens et pas toi.
– Mes achats me classent dans les personnes au-dessus du lot.
– Je me contente du meilleur et je veux que ça se sache.
– Vous êtes des cloches si vous n’achetez pas (ne pensez pas, ne votez pas, ne vivez pas) comme moi.
– Je suis une snobinarde (mais je vote à gauche).
Certainement tout cela et rien de cela à la fois, mais sûrement un gros besoin de se mettre en valeur, peut-être une revanche à prendre ? Que les gens se fassent plaisir, surtout quand ils bossent dur, OK, mais par pitié qu’ils ne se couvrent pas de ridicule avec des détails dont on n’a que faire. J’apprécie les gens pour ce qu’ils sont, leur
culture, leur conversation et par-dessus tout leur humour, par pour ce qu’ils portent ou mangent et surtout chez qui ils l’achètent.
Comme dit un proverbe américain : restez modeste, même si vous n’avez pas réussi.

Le comble du snobisme. Ben, tant qu'on y est...

Une histoire éternelle

Je regardais hier soir, toujours avec le même plaisir et la même émotion, le beau film tiré du beau livre de Jane Austen ‘Orgueil et Préjugés ». Je raffole de ce genre d’histoire romantique, surtout lorsqu’elle est soutenue par une musique magnifique dont j’ai immédiatement cherché les références pour acheter le CD. Si l’on considère que le roman se situe en 1797, on voit bien que rien n’a vraiment changé entre les hommes et les femmes et qu’il raconte une histoire universelle : la difficulté d’aimer, de faire confiance, les rapports entre parents et enfants, le goût du paraitre… Rien de nouveau.

Des roses, comme s'il en pleuvait

Pénurie

Nous étions dans la jolie ville de Montluçon pour prendre possession d’un trésor : ma petite-fille qui souhaitait venir passer la semaine de vacances scolaires chez nous. Mes enfants avaient fait la moitié de la route, nous l’autre moitié, mais avant de repartir pour faire chacun plus de 450 km se pose la question de savoir nous allons trouver de l’essence. Ma belle-fille est la débrouille personnifiée et surtout, elle sait programmer un GPS. Elle nous emmène à une première station, entièrement fermée. Nous poursuivons notre route, la deuxième
station est la bonne. Elle manque de sans
plomb 95 mais il nous faut les uns et les autres, du gazole. La station affiche la couleur : pas plus de 30 litres par véhicule et jerrycans interdits.
C’est le moment de placer le couplet du civisme. Ou plutôt de l’incivisme. Nous sommes dimanche, demain tout le monde devra rouler pour aller travailler. Des personnes âgées et/ou malades comptent sur leur infirmière, leur aide-ménagère. Et la fille qui est devant nous s’en fout complètement. Elle nous bloque pendant pas loin de 10 minutes, passant plusieurs fois sa carte bancaire pour obtenir un maximum de carburant et elle n’oublie pas, avant de partir sous les huées qu’elle accueille avec le sourire, de remplir un jerrycan.
Imagine-t-on pareil comportement ailleurs ? Ce régime du “chacun pour soi” finit être lassant. Cette indisciplinée m’a rappelé le bon temps de mai 68 où lorsque je rentrais de travailler par l’un des rares trains de banlieue encore en circulation, je trouvais mon supermarché dévalisé alors qu’il était approvisionné régulièrement. Le gérant avait fini par nous prendre, moi et mon gros ventre, en pitié et me mettait de côté produits laitiers et légumes frais. Lui aussi a fini par mettre des pancartes afin que l’achat d’un simple litre d’huile ne devienne pas un parcours du combattant.
Je ne sais pas ce qui étonne le plus les étrangers quand ils parlent de la France et surtout des Français. Mon mari, Allemand, est habitué à une certaine éducation et même après presque 30 ans de séjour, s’étonne encore
de beaucoup de nos comportements. Les Anglais disent que la France serait un pays formidable sans ses habitants – je leur retourne le compliment. Les Américains nous voient comme des gens cultivés, mais allez voir une grève là-bas, ce sont 15 manifestants qui représentent toute une catégorie de mécontents et tournent avec des pancartes devant un édifice public. Des débordements ? N’y pensez même pas !
Bref, le bordel c’est chez nous, c’est ici
qu’on ne sait pas discuter entre patrons, gouvernement et syndicats et surtout qu’on ne sait pas terminer une grève parce qu’on n’a pas obtenu satisfaction.
Oui les gens ont de quoi être mécontents, mais ces opérations au coup par coup ne peuvent rien amener de bon et pendant ce temps-là, la pénurie continue.

La baie de Rosas, en Catalogne

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Que c’est compliqué….

Difficile, lorsqu’on est entre deux blogs et que l’un est censé se fondre dans l’autre, d’obtenir vraiment satisfaction… Je tente donc un essai.